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LE DIEU GRIB

Le dieu Grib ne nous avait cette fois pas menti! D’abord timide et très subtil, le vent d’Est est venu gonfler notre génois qui l’attendait fidèlement à poste. Oh, pas grand chose, mais comme un rayon de soleil qui perce la brume au petit matin d’automne, promettant une belle journée.
Le jour suivant, un peu plus vigoureux, il nous permet de sortir notre gennaker, assisté dans sa tâche par un génois partiellement déroulé en fausse panne pour inviter les petits souffles d’air à venir se prélasser dans ce beau tissu bleu. Quelques petits “moutons” gambadent à nos côtés pour se mêler à la danse, dans un petit 4 nds de moyenne.

Un jour de plus, et la récolte se fait encore meilleure. On sent maintenant de la tension dans les écoutes, la coque qui commence à repousser l’eau face à elle. Tel un pasteur au milieu de ses moutons, nous faisons route gaiement. Le vent est là, la chaleur aussi, et une petite houle commence à nous pousser dans la bonne direction. Ça y est, on peut le dire, nous avons bien pris le train des Alizés!
Et que la fête commence!
Et comme pour se joindre à notre joie, quelques dauphins viennent nous rendre visite dans cette eau qui vire au turquoise dans les crêtes.

Dimanche 10 décembre, on range le gennaker, car le vent apparent dépasse les 15 nds, et le génois seul fera l’affaire.
Nous, les 5 camionneurs de l’Atlantique, torses nus malgré quelques ondées épisodiques, avançons fièrement vers notre but.
Et notre dieu Grib nous promet encore mieux. On essaie un peu de GV, mais elle a l’effet contraire, en déventant le génois. On la remet donc bien gentiment dans son bien-nommé lazybag. Notre mulet, toujours sans faire travailler son vît donc, galope maintenant sur une houle de plus en plus haute, mais toujours relativement courte. A cela s’annonce la sempiternelle migration des cabines avant vers les cabines arrière pour la nuit.

Lundi 11 décembre , ça sent l’écurie, et nous tenons depuis 24h les 6 nds de moyenne. Plus de baisse de régime maintenant, et c’est tout droit jusqu’à Saint Martin!
Une nuée de dauphins, après quelques bons verticaux impressionnants au loin, viennent surfer dans les vagues pour nous rattraper. Ils sont bien une quinzaine, dont un bébé qui ne quitte pas les flancs de sa mère. On les voit bien dans la vague, en transparence dans cette eau limpide. Ils mesurent environ 1,5 mètre de long, avec le dos foncé et les flancs de leur queue plus clairs, le bout du rostre rosâtre. Quelques minutes de joie partagée visiblement, juste au moment où notre compteur nous signale qu’il nous reste plus que 200 milles à parcourir.
Ce sera pour demain soir!

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