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RÉFLEXIONS SUR LE “STARDECK”

Yannick nous partage son quart de nuit sur le sundeck (rebaptisé pour l’occasion le stardeck) à observer les étoiles, carte du ciel en main. Faites de même si vous voulez en suivre le parcours, car on se doute que peu iront se coucher dans l’herbe pour contempler le ciel belge de décembre.

“Je profite d’un ciel presque complètement dégagé pour me laisser absorber par cette vue sur l’immensité. La lune sortant à peine de son sommeil de lundi (nouvelle lune) nous dessine un tout fin croissant comme une barque déjà prête à se déposer doucement sur l’horizon.

Mon attention est tout naturellement attiré à l’ouest par Altaïr (constellation de l’Aigle), ce véritable fanal lumineux intense qui nous indique la direction à suivre chaque soir depuis le début de cette traversée. “Toujours plus à l’ouest” semble-t’elle nous dire. Si vous en avez l’occasion d’où vous êtes, allez quand même la voir à la nuit tombante. Vous la trouverez facilement.

Parallèlement à l’horizon, en se tournant doucement vers le nord-ouest, on voit Véga (constellation de la Lyre), autre étoile bien visible. Entre ces deux constellations, mais plus haut dans le ciel, se trouve la gigantesque croix de la constellation du Cygne (retenez le “signe de la Croix”), faite de petites étoiles peu brillantes mais bien isolées, donc bien visibles. Rien que cette vision me donne un sentiment de liberté et d’espace pour respirer.

Un peu à droite de Véga, se trouve la petit tête triangulaire du Dragon, dont le long corps très discret enroule la Petite Ourse, qui se trouve à cette heure… la tête en bas et la queue en l’air. Seule l’étoile polaire échappe à l’étreinte du monstre et pointe fièrement le seul élément fixe de cette voûte céleste qui nous recouvre de son manteau bleu-nuit rassurant.

Suivons donc cette ligne du nord qui monte vers Cassiopée, la tête en bas en “M” et en plein milieu de la Voie Lactée qui trace le ciel de sa signature. Et puis plus haut, juste au dessus de nos têtes, trône majestueusement le grand carré du corps gigantesque de Pégase qui galope au-dessus de notre mât et traverse la moitié du ciel tel le Cheval Bayard prêt à sauter au-dessus de l’eau.

Je laisse errer mon regard pour me perdre dans mes pensées, tant au niveau personnel que sur l’univers dans lequel nous nous trouvons. Que c’est apaisant d’être ainsi entouré de lumières discrètes, sans bruit de moteur ni de voile qui claque (nous bouchonnons tranquillement sur la houle en attendant une peu de vent). Magique.

Je retombe sur Cassiopée et redescends doucement vers l’est, passant par la constellation du Cocher, sorte de Pentagone dont sa plus grosse étoile Capella nous aide à bien la situer. Mais surtout, elle nous donne plus ou moins l’axe sur lequel continuer (toujours depuis Cassiopée) pour tomber, une fois Altaïr couché à l’ouest, sur Betelgeuse, la première étoile de la superbe Orion à sortir de l’horizon (à l’opposé de Rigel, de l’autre côté de la constellation…. petit bonjour au passage à mes amis de Wasseige) Betelgeuse est très spéciale, car elle scintille en semblant changer de couleur en permanence, avec des tons de rouge bien marqués, comme si elle rallumait son âtre pour sa veillée de nuit. On portait presque la confondre avec un avion. Et si vous regardez un peu plus haut dans le ciel, Aldébaran en fait de même depuis sa constellation du Taureau.

Allez, encore un peu de patience et apparaîtra sa majesté Sirius et son Grand Chien, la dame la plus brillante de notre voûte céleste.

Un peu plus haut peut-être votre regard sera attiré par un amas compact de micro-étoiles, les Pléiades, qui ne sont jamais aussi visibles que si on ne les regarde pas droit dans les yeux.

En longeant l’horizon, un peu plus vers la gauche, les jumeaux Castor et Pollux (constellations des… Gémeaux bien sûr!) ne se lâchent pas d’une semelle, et m’invitent à continuer pour essayer de deviner où se trouve la Grande Ourse, pas encore tout à fait émergée de l’océan. Naturellement mon regard plonge en essayant de la retrouver, et je me retrouve à laisser mon esprit partir dans une autre galaxie, celle des fonds océaniques. Et de cet univers-là, que sait-on vraiment? Probablement pas beaucoup plus, lieu de naissance de tant d’histoires et d’animaux de légendes pour des générations de marins depuis la nuit des temps.”

Voici donc pour cette petite errance des yeux et de l’esprit sur l’immensité pendant un début de nuit de décembre à voguer sur l’Atlantique, le long du tropique du Cancer et à 45° à l’ouest de Greenwich.

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